Cher/chère ami(e) parisien ou non-parisien, peut-être étais-tu dans notre (parfois) belle capitale en ce soir de Nuit Blanche. Ton amie parisienne était là, chaussée de ses pompes les plus confortables, prête à arpenter les rues jusqu’au lever du soleil.

Armée de ses cop’s les plus fun, ton amie parisienne a commencé son périple place Saint-Michel, le temps de récupérer le premier pote, puis direction Notre-Dame. Là, une queue aussi longue que la tienne celle d’un H&M un jour de lancement de collection signée Karl Lagarpouet s’étirait en zigzags sur tout le long de parvis. Même chose à l’Hôtel Dieu. Ton amie parisienne, qui n’avait aucune intention de passer la soirée à faire la queue, a juste pris une photo du vitrail illuminé de Notre-Dame avant de s’en aller, direction l’Hôtel de Ville.

Et là, déception ultime : RIEN. Enfin si : des néons colorés sur la facade de l’Hôtel de Ville pour nous rappeler qu’il faut “aimer les différences”.

Bon, c’est joli mais pas très fun. Où est le fun ? Suis-je bête, il est un peu plus loin sur le parvis et il prend la forme d’une… dégustation de charcuterie.

Là, ton amie parisienne n’a pu se dire qu’une chose : on se fout de notre gueule. Une dégustation de saucisson sec pour la Nuit Blanche ? Ton amie parisienne a envie de croire que la ville n’avait pas beaucoup d’idées pour cette édition et qu’elle s’est dit qu’avec un peu de boustifaille, on allait être contents. Bah nan.

Après cette séquence foutage de gueule, ton amie parisienne accompagnée d’autres potes qui étaient venus se greffer à notre groupe de joyeux lurons (au cas où tu l’avais pas ressenti dans ce récit, on était extrêmement joyeux face à tant d’activités interactives) s’est dirigée vers un pont (lequel ? Ton amie parisienne n’en sait rien car, en bonne parisienne, elle pourrait t’expliquer où il se situe mais sans connaître son nom. C’est à ça qu’on reconnaît un vrai Parisien : il connaît sa ville sans la connaître) non loin de là. Et là, première bonne surprise de la soirée : enfin une animation digne de la Nuit Blanche.

Ton amie parisienne s’excuse pour la photo dégueu mais elle était tellement surexcitée qu’elle n’arrivait pas à prendre de photo à peu près potable. Sur cette structure était projetées des formes géométriques qui s’animaient et qui donnaient l’impression que la structure était en mouvement, tout ça sur fond de musique éléctro. Ton amie parisienne a traversé le pont pour s’immerger dans la structure et c’était encore plus impressionnant de l’intérieur.

Après cette petite escapade géométrique, ton amie parisienne s’est enfoncé dans le quartier du Marais où, après avoir reçu des capotes de deux bonnes soeurs drag queen, elle est entrée dans un square voir ça :

Là, cher/chère ami(e), tu vas être déçu parce qu’il n’y avait RIEN dans cette baraque en bois. RIEN. RIEN DE RIEN. Ton amie parisienne a marché dans la gadoue de cette pelouse pour voir quoi ? Rien.

Ton amie parisienne et son gang ont continué leur chemin, complètement découragés par la nullité des activités. Au détour d’une rue, ton amie parisienne et ses friends sont tombés sur ça dans la cour d’un immeuble cossu :

De très longs voilages flottaient au gré du vent et d’une douce musique tandis que des images (impossible à identifier) étaient projetées dessus. C’était poétique, apaisant mais très vite lassant.

Après avoir regardé un film d’animation bizarre projeté sur la facade d’un immeuble et une animation son et lumière bizarroïde sur un mur qui ressemblait à un mur de prison, ton amie parisienne a décidé de se retrancher vers le centre-ville, en espérant trouver des activités un peu plus ludiques. Arrivée devant Beaubourg, ton amie parisienne a été forcée de constater que cette place sur laquelle il y a généralement de l’animation était tristement vide (ou plutôt, tristement jonchée de groupes de gens éméchés en train de s’envoyer des bouteilles à la chaîne).

Là, ton amie parisienne a atteint son point le plus haut de découragement et a choisi de rentrer tranquillement chez elle. La “Nuit Blanche” s’est transformée en samedi soir classique, ou peut-être même pire puisque ton amie parisienne n’a pas eu le courage de profiter de cette soirée jusqu’au dernier métro.

Bilan de la Nuit Blanche 2010 : ton amie parisienne espère que l’année prochaine, ce sera une vraie “nuit blanche”.

  1. ouiloveparisouihateparis a publié ce billet