Ton amie parisienne aime et deteste Paris.

Posts Tagged: paris

Text

Ton amie parisienne a envie de te faire croire qu’elle fait grève, qu’elle participe aux manifs, qu’elle se bat pour son (et ton) futur, qu’elle a décollé son gros cul de devant son ordi pour battre le pavé mais ce serait un gros mensonge. Très gros. Gros comme le magasin H&M des Champs Elysées que ton amie parisienne n’a pas encore visité. Ton amie parisienne n’est pas non plus en train de “se paniquer” (car selon Christine Lagarde, c’est comme ça que le verbe s’utilise. Si même les ministres ne sont pas foutus de parler correctement français, où va ce bled ?) à cause des pénuries de carburant parce qu’en tant que parisienne qui se respecte, elle n’a pas de caisse. Ha ! Et en tant qu’actuelle chômeuse (adios le goulag boulot !), ton amie parisienne ne peut même pas te faire croire qu’elle passe trop de temps dans les transports et que quand elle rentre enfin chez elle, elle n’a aucune envie d’écrire sur son blog. Tout ça, c’est du mytho. La vérité est bien plus triste (et nulle) : ton amie parisienne profite de son oisiveté. De son emploi du temps libre. Du “funemployment”.

Mais rassure-toi cher/chère ami(e) lecteur/lectrice, ton amie parisienne te concocte quelques petits posts sur tout et n’importe quoi qui devraient te faire plaisir. Allez, promis, ton amie parisienne va se bouger le derche :)

Cher ami(e) où que tu sois, (car oui, grâce à la technologie, pas besoin d’être en France pour subir ce qui vient), je sais pas pour toi mais ton amie parisienne a du mal avec la musique de notre belle contrée.

Entre Sexion d’Assaut, Sheryfa Luna, Christophe Maé et autres daubes musicales, ton amie parisienne s’est isolée dans sa bulle musicale depuis belle lurette et il faut avouer que c’est assez facile à faire grâce à la technologie. Entre les radios du monde entier auxquelles on a accès sur la toile et tous les groupes à (re)découvrir, plus besoin de regarder M6 ou MTV (qui ne diffuse quasiment plus que de la télé réalité pourrie de toute façon) pour avoir sa dose de musique.

Sauf que la dernière fois, ton amie parisienne a allumé la télé histoire de perdre un peu de temps avant le dîner et pour une raison inconnue, elle est tombée sur MCM, alias “la chaîne qui passe le summum de la merde musicale”, et fidèle à sa réputation, elle diffusait ce clip.

Là, ton amie parisienne était partagée: est-ce une pub façon “Tu veux savoir si la pluie mouille ? Envoie PLUIE au 6080” ? Est-ce une campagne de prévention contre ces numéros à la con ? Ou se pourrait-il que ce soit vraiment un clip ? Ton amie parisienne a dû se résigner à admettre l’inadmissible…

Analysons cette catastrophe musicale. Bon, déjà, c’est quoi ce cri au début du clip ? Où sont les vrais cris de femme digne des meilleurs films d’horreur ? Tout se perd, cher ami lecteur. Tout se perd.

“Est-ce que toi aussi tu te réveilles le matin avec ce goût amer d’amertume et de chagrin ?” Notez la redondance du propos. A cet âge, le jeune n’a pas encore développé son champ lexical de l’amertume donc passons…

“Est-ce que toi aussi tu te dis que la vie n’est pas facile, qu’elle ne tient qu’à un fil ?” Ton amie parisienne détecte une légère tendance suicidaire… Allez les jeunes ! L’acné, les râteaux, les cours, ça ne dure pas toute la vie !

Les paroles du refrain… Alors là, on sent les écorchés vifs, les jeunes qui ont vécu trop d’émotions pour leur âge, trop de coeurs brisés, trop d’histoires d’amour tragiques, trop de N’IMPORTE NAWAK. Ce refrain et ces figurants… Ton amie parisienne penche pour la théorie émise par l’une de ses amies : elle a demandé à sa classe de participer au clip. La choré est digne d’un clip de Justin Timberake. On a du mal à rester assis sur sa chaise.

Ton amie parisienne qui a déjà subi cette horreur une fois n’a pas tenu jusqu’à la fin du clip. Si tu veux t’infliger cette torture, fais-le à tes risques et périls ! Ton amie parisienne décline toute responsabilité !

Ton amie parisienne n’en branle pas une, tu as dû le constater. En attendant le prochain post, régale-toi avec ce dessin made by Pénélope Bagieu qui résume assez bien le niveau de cassossitude local (cassos = cas sociaux. Je précise, au cas où). Clique sur l’image pour la voir en grand !

Ton amie parisienne n’en branle pas une, tu as dû le constater. En attendant le prochain post, régale-toi avec ce dessin made by Pénélope Bagieu qui résume assez bien le niveau de cassossitude local (cassos = cas sociaux. Je précise, au cas où). Clique sur l’image pour la voir en grand !

Text

Ton amie parisienne était tellement occupée à se plaindre de la nullité générale de la Nuit Blanche qu’elle a quand même oublié de partager avec toi ses trois photos préférées de la soirée (faut le faire quand même). Alors voilà, rien que pour toi, ami lecteur :

Pour le plaisir.

Parce que, comme dirait ma connasse préférée : “Le mec, il s’est trompé entre la tarte au citron et la quiche aux épinards.”

Parce qu’avec une gueule comme ça, ton amie parisienne a déjà niqué tout son forfait.

Allez, ton amie parisienne doit retourner faire semblant de bosser elle aussi !

Text

Cher/chère ami(e) parisien ou non-parisien, peut-être étais-tu dans notre (parfois) belle capitale en ce soir de Nuit Blanche. Ton amie parisienne était là, chaussée de ses pompes les plus confortables, prête à arpenter les rues jusqu’au lever du soleil.

Armée de ses cop’s les plus fun, ton amie parisienne a commencé son périple place Saint-Michel, le temps de récupérer le premier pote, puis direction Notre-Dame. Là, une queue aussi longue que la tienne celle d’un H&M un jour de lancement de collection signée Karl Lagarpouet s’étirait en zigzags sur tout le long de parvis. Même chose à l’Hôtel Dieu. Ton amie parisienne, qui n’avait aucune intention de passer la soirée à faire la queue, a juste pris une photo du vitrail illuminé de Notre-Dame avant de s’en aller, direction l’Hôtel de Ville.

Et là, déception ultime : RIEN. Enfin si : des néons colorés sur la facade de l’Hôtel de Ville pour nous rappeler qu’il faut “aimer les différences”.

Bon, c’est joli mais pas très fun. Où est le fun ? Suis-je bête, il est un peu plus loin sur le parvis et il prend la forme d’une… dégustation de charcuterie.

Là, ton amie parisienne n’a pu se dire qu’une chose : on se fout de notre gueule. Une dégustation de saucisson sec pour la Nuit Blanche ? Ton amie parisienne a envie de croire que la ville n’avait pas beaucoup d’idées pour cette édition et qu’elle s’est dit qu’avec un peu de boustifaille, on allait être contents. Bah nan.

Après cette séquence foutage de gueule, ton amie parisienne accompagnée d’autres potes qui étaient venus se greffer à notre groupe de joyeux lurons (au cas où tu l’avais pas ressenti dans ce récit, on était extrêmement joyeux face à tant d’activités interactives) s’est dirigée vers un pont (lequel ? Ton amie parisienne n’en sait rien car, en bonne parisienne, elle pourrait t’expliquer où il se situe mais sans connaître son nom. C’est à ça qu’on reconnaît un vrai Parisien : il connaît sa ville sans la connaître) non loin de là. Et là, première bonne surprise de la soirée : enfin une animation digne de la Nuit Blanche.

Ton amie parisienne s’excuse pour la photo dégueu mais elle était tellement surexcitée qu’elle n’arrivait pas à prendre de photo à peu près potable. Sur cette structure était projetées des formes géométriques qui s’animaient et qui donnaient l’impression que la structure était en mouvement, tout ça sur fond de musique éléctro. Ton amie parisienne a traversé le pont pour s’immerger dans la structure et c’était encore plus impressionnant de l’intérieur.

Après cette petite escapade géométrique, ton amie parisienne s’est enfoncé dans le quartier du Marais où, après avoir reçu des capotes de deux bonnes soeurs drag queen, elle est entrée dans un square voir ça :

Là, cher/chère ami(e), tu vas être déçu parce qu’il n’y avait RIEN dans cette baraque en bois. RIEN. RIEN DE RIEN. Ton amie parisienne a marché dans la gadoue de cette pelouse pour voir quoi ? Rien.

Ton amie parisienne et son gang ont continué leur chemin, complètement découragés par la nullité des activités. Au détour d’une rue, ton amie parisienne et ses friends sont tombés sur ça dans la cour d’un immeuble cossu :

De très longs voilages flottaient au gré du vent et d’une douce musique tandis que des images (impossible à identifier) étaient projetées dessus. C’était poétique, apaisant mais très vite lassant.

Après avoir regardé un film d’animation bizarre projeté sur la facade d’un immeuble et une animation son et lumière bizarroïde sur un mur qui ressemblait à un mur de prison, ton amie parisienne a décidé de se retrancher vers le centre-ville, en espérant trouver des activités un peu plus ludiques. Arrivée devant Beaubourg, ton amie parisienne a été forcée de constater que cette place sur laquelle il y a généralement de l’animation était tristement vide (ou plutôt, tristement jonchée de groupes de gens éméchés en train de s’envoyer des bouteilles à la chaîne).

Là, ton amie parisienne a atteint son point le plus haut de découragement et a choisi de rentrer tranquillement chez elle. La “Nuit Blanche” s’est transformée en samedi soir classique, ou peut-être même pire puisque ton amie parisienne n’a pas eu le courage de profiter de cette soirée jusqu’au dernier métro.

Bilan de la Nuit Blanche 2010 : ton amie parisienne espère que l’année prochaine, ce sera une vraie “nuit blanche”.